Réalisé par : Quentin Tarantino
Avec : Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio, Kerry Washington, Samuel L. Jackson, Don Johnson, Zoe Bell, Jonah Hill, Amber Tamblyn, James Remar, Franco Nero, Quentin Tarantino
Sur un scénario de : Quentin Tarantino avec une musique de : Robert Richardson
Genre : Western
Film Américain réalisé en 2013

 

 

Synopsis du film :
Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves… Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

 
 

Analyse de film :

Critique analytique :

Lorsque Tarantino a annoncé son projet de film mêlant western et esclavage, beaucoup se sont inquiétés du résultat. Comme à son habitude, le film du réalisateur cinéphile croule sous les références et les hommages cinématographiques. Django Unchained rend donc essentiellement hommage à Django de Sergio Corbucci. En effet, Tarantino utilise la chanson Django composée par Luis Bacalov pour le film de Corbucci. Il va même jusqu'à donner un rôle à Franco Nero l'acteur italien qui avait originellement interprété Django. Tarantino rend également hommage à un courant cinématographique qu'il affectionne : la blaxploitation. En effet, le nom de Broomhilda est Von Shaft et Shaft fait référence à un film emblématique du mouvement : Shaft, les nuits rouges de Harlem, de Gordon Parks (1971).

Django unchained

Une structure de conte de fées

Les contes de fées et Quentin Tarantino ne semblent pas pouvoir s'accorder. Cependant, Django unchained peut être lu comme un conte de fées, violent certes mais comme un conte de fées tout de même. En effet, le film respecte toutes les étapes du conte de fées classique. On a une situation initiale durant laquelle le personnage principal est présenté, tout comme sa situation. Dans Django unchained, le générique d'ouverture présente Django comme un esclave quelconque marchant enchainé à d'autres esclaves derrière des revendeurs d'esclaves. Le cadre est présenté : l'action se déroule en 1858 c'est-à-dire deux ans avant la guerre de sécession, et cinq ans avant la proclamation d'émancipation de Lincoln (1863). Arrive ensuite l'élément perturbateur qui répond au nom de King Schultz. Cet homme d'origine allemande va changer la vie de Django. En lui proposant de l'aider dans sa quête des frères Brittle, il change la condition de Django en le faisant passer du statut d'esclave à celui d'un homme libre, ce qui relativement rare dans le Sud des États-Unis à cette époque. Comme dans les contes de fées, la majeure partie du film est consacrée à l'action c'est-à-dire aux activités de King Schultz et de son disciple Django. Les deux compères passent l'hiver à traquer les criminels recherchés et dont les têtes sont mises à prix. Django est alors petit à petit formé au métier de tueur à gages. Au printemps, Django et Schultz partent pour le Mississipi à la recherche de Broomhilda, la femme de Django. On entre alors dans la phase de résolution : le problème initial de la séparation des époux à cause de l'esclavage est sur le point d'être résolu dans le sang. Tarantino introduit un nouvel élément perturbateur : le comportement quasi suicidaire de Schultz qui ne supporte pas la vision d'horreur de cet esclave nommé D'Artagnan livré en pâture à des chiens qui n'en feront qu'une bouchée. Vient enfin la situation finale c'est-à-dire le retour à la stabilité pour les personnages. C'est le cas dans Django unchained puisque Django et Broomhilda se retrouvent réunis et libres. Mais Quentin Tarantino ne se contente pas de respecter la trame traditionnelle des contes de fées. Il fait également explicitement référence au genre. Notons donc la dernière scène du film durant laquelle l'on voit Django venir chercher sur son cheval sa bien-aimée enfermée dans une pièce rappelant le donjon classique dans lequel est généralement enfermée la princesse. De plus, Django et Hildabroom contemplent les ruines de la propriété de Calvin Candie, scène qui n'est pas sans rappeler la scène d'ouverture de Rebecca d'Alfred Hitchcock, partent ensemble à cheval. Enfin, King Schultz compare son protégé à un prince et plus particulièrement au preu chevalier Siegried qui a affronté la montagne, le dragon et les flammes pour délivrer sa bien-aimée Brunehilde.

Django unchained

Une quête de vengeance ?

Django et Schultz sont des vengeurs. Le Dr Schultz est payé pour tuer des criminels recherchés et donc dans un sens pour venger leurs victimes. Django quant à lui a une vengeance à accomplir. Il veut récupérer sa femme de laquelle il a été séparé selon le bon vouloir d'un maître. Sa vengeance est donc avant tout personnelle, et elle le restera tout au long du film. En dépit des effusions de sang, la quête de Django qui peut être apparentée à celle d'un prince cherchant à délivrer sa bien-aimée des griffes du mal est aussi une quête romantique. Après avoir retrouvé sa femme dans la plantation de Calvin Candie, Django est rongé par son envie de se venger mais il ne le fait pas afin de mener à bien sa mission et récupérer sa femme en trompant Calvin Candie. A aucun moment la quête de Django ne devient celle de tout un peuple. Pourtant, son charisme a tendance à faire de lui une figure de meneur, une figure inspirant les esclaves à se rebeller.

La question de l'esclavage

Couches sociales entre les esclaves

C'est un aspect dont on parle peu mais Tarantino y accorde une importance toute particulière dans la dernière partie du film notamment. Il amorce la question des couches sociales parmi les esclaves d'abord grâce au personnage de Broomhilda qui se retrouve dans une situation peu confortable. La marque au fer rouge sur son visage l'empêche d'être ce qu'elle a toujours été : serviteur de maison. Non habituée à la culture des champs, elle n'est pas non plus assez forte pour être esclave des champs. Tarantino aborde ensuite frontalement la question grâce au personnage de Stephen, l'esclave intendant qui a toute la confiance du maître Calvin Candie. Au moment même où Django arrive sur son cheval, le vieil homme est outré de voir une personne de couleur à cheval. Ses mots sont encore plus durs que ceux des rednecks sudistes. Il est à nouveau choqué lorsque son maître lui demande de sortir Broomhilda de l'étouffoir où elle croupit pour dix jours parce qu'elle a tenté de s'enfuir. Il n'y a donc pas de solidarité chez les esclaves. Chacun protège le peu qu'il possède. Tarantino pointe là un paradoxe très intéressant. Il exacerbe l'individualisme des serviteurs de maison en leur attribuant des noms par exemple et en même temps il filme les esclaves des champs comme une masse silencieuse et sans nom. Pourtant, serviteurs de maison et travailleurs des champs sont à égalité dans un domaine : ce sont des esclaves qui n'ont aucun droit et qui sont considérés comme des biens par les maîtres.

Django unchained

Rapports maître-esclaves

Figures du propriétaire terrien

Big Daddy

Tarantino reprend la figure traditionnelle du propriétaire sudiste aussi connu sous le nom de Big Daddy, terme qui tend à montrer son côté paternaliste même s'il n'en est sans doute rien étant donné les personnes qu'il emploie et son activité dans le Ku Klux Klan.

Django unchained

Calvin Candie

Calvin Candie peut apparaître comme une réincarnation de la figure de Caligula, troisième empereur romain surtout connu pour sa tyrannie et sa barbarie. Sa phrase « Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent ! » est représentative du personnage. Calvin Candie partage de nombreux points communs avec Caligula. Tous deux sont des héritiers d'un empire immense : la plantation pour Candie et l'empire romain pour Caligula. Afin de maintenir cet empire, tous deux ont choisi la même stratégie : propager un sentiment de peur empêchant toute révolte. Même si la violence de Caligula ne semble pas égalable, Calvin Candie qui a le droit de vie et de mort sur tous les esclaves de sa plantation, se délecte à la vue du sang. En effet, ce dernier est passionné par les combats de mandingues qui se soldent toujours par la mort de l'un des concurrents. La froideur de Candie est telle qu'il ne sourcille pas lorsqu'il jette un esclave en pâture à des chiens affamés. Enfin, Calvin Candie entretient une relation étrange avec les femmes et le film semble suggérer une relation incestueuse avec sa sœur.

Django unchained

Rapport maître-élève

Django et le Dr Schultz entretiennent une relation particulière. Schultz va transmettre tout ce qu'il sait à Django et Django va rapidement apprendre à mettre en pratique tous ces conseils qui lui permettront finalement de sortir vivant de ce bain de sang.

Réflexion sur le cinéma

Django Unchained semble proposer une réflexion sur l'art de jouer c'est-à-dire l'art d'être acteur. Ainsi, Schultz apprend à Django à ne pas devenir l'image qu'il projette. C'est pour cette raison que Django va régulièrement devenir la personne qu'il joue pour pouvoir accomplir sa mission de chasseur de primes. A travers la relation entre Schultz et Django, on peut voir un commentaire sur la relation metteur en scène-acteur. Cela semble d'autant plus possible que Tarantino a récemment découvert le génial Christoph Waltz qui semble lui inspirer des rôles forts.

L'habit fait-il le moine ?

Lorsque Dr King Schultz débarque sur l'écran à bord de sa charrette de dentiste, décorée d'une dent, l'homme a l'air inoffensif et les revendeurs d'esclaves ne se méfient pas de cet homme. Alors que les négociations ne tournent pas en faveur du docteur Schultz qui souhaite acheter Django, ce dernier décide d'abréger la conversation et en deux temps trois mouvements tue l'un des revendeurs et blesse grièvement l'autre. Django est libéré et Tarantino prend le temps de filmer la première transformation du personnage. Alors que Django avait l'air fébrile lorsqu'il était attaché, il reprend toute sa force une fois libéré. Sa carrure exposée de dos veut en dire long : cet homme n'est pas celui qu'on croit. Tout au long du film Tarantino va jouer avec le thème de l'apparence. Ainsi, Django a l'apparence d'un esclave mais n'en est plus un. Pourtant, King Schultz le met en garde, il est trop dangereux de se rendre aux marchés des esclaves à Greenville en étant une personne de couleur. En effet, Django risque d'être à nouveau fait esclave simplement parce qu'il en a l'apparence. Le chemin vers l'individualisme est pavé de costumes pour Django qui devient au fil des costumes valet puis cow-boy. Vêtu de son costume bleu, Django est le serviteur de King Schultz et agit comme tel. Puis, il gagne en autonomie et enfile un costume de cow-boy. Ce dernier costume l'amène à jouer un rôle à contre-emploi : celui d'un négrier africain. Django sait que la qualité de son interprétation du personnage est la clé du succès de l'opération destinée à sauver Broomhilda et il n'hésite pas malgré son ancien statut d'esclave à jouer un personnage odieux qui traite les esclaves comme du bétail.

Sur ce point, il est également intéressant de noter la scène d'attaque de la carriole de Schultz. En pleine nuit, des hommes portant une cagoule blanche. Tarantino anticipe la création du Ku Klux Klan après la guerre de sécession en 1865. Le réalisateur joue sur les sentiments en d'abord montrant cette masse d'hommes prêts à lyncher d'autres hommes sans même montrer leurs visages. Puis, il les ridiculise en introduisant un problème de trous dans les cagoules. Non seulement il parvient à signer une scène particulièrement drôle mais en plus il se moque de l'aspect terrifiant de ces hommes qui ne sont finalement que des lâches et des abrutis.

Django unchained

Conclusion : du Tarantino pur jus et polémiques

Le film a suscité de nombreuses polémiques notamment à cause du réalisateur afro-américain Spike Lee qui s'est offusqué de l'utilisation du mot « nègre » dans le film. Pourtant, l'utilisation de ce terme est justifié dans le film à cause de la période à laquelle l'action se déroule.

Les discours polémiques que l'on a pu entendre ici et là relèvent du politiquement correct. Ce n'est pas en fermant les yeux sur cette période, sur les actions honteuses pratiquées par les Américains au XIX ème siècle que l'on changera le cours de l'Histoire. Ce qui est arrivé est arrivé et l'on ne peut rien changer à cela. En revanche, faire prendre conscience de toute l'horreur que ce racisme a engendré est un bon moyen pour éviter que ce genre de choses se reproduisent. Le travail de Tarantino relève donc davantage du devoir de mémoire que de la propagande raciste. Illustration :

Django unchained

En dépit de la richesse du film, Tarantino oublie de souligner un élément important concernant l'esclavage : l'aspect économique de l'esclavage et central pour les états du Sud. En choisissant de s'appuyer sur un personnage européen le Dr. Schultz, le réalisateur néglige cet aspect essentiel de l'esclavage. Les sudistes ont donc tendance à être réduits à des monstres dénués d'humanisme même si Tarantino le justifie en suivant le parcours d'un chasseur de primes c'est-à-dire d'un personnage payé pour tuer des criminels. Le propos aurait tout de même mérité d'être nuancé surtout pour un film durant presque trois heures.Tarantino tend à généraliser la vision de « l'institution particulière » sudiste. En effet, tous les propriétaires terriens sont des monstres qui infligent les pires des sévices aux esclaves. Cet aspect ne pouvant être ignoré, Tarantino a tout de même le tort de ne se focaliser que sur cet aspect. En effet, il est bon de se rappeler qu'en dépit de toutes les horreurs commises pendant cette période tragique de l'histoire américaine, les propriétaires d'esclaves n'étaient pas tous propriétaires d'immenses plantations et ne maltraitaient pas tous leurs esclaves même si une bonne proportion faisait preuve d'une cruauté extrême. En effet, il est bon de se rappeler que la traite d'esclaves a été interdite aux États-Unis en 1808. Ne pouvant plus importer légalement des esclaves par le biais du commerce triangulaire, un certain nombre de propriétaires d'esclaves prenaient soin de leurs esclaves afin de pouvoir les utiliser le plus longtemps possible. C'est également à cette période là que l'argument paternaliste s'est développé pour justifier l'esclavage dans le Sud. Après cette parenthèse civilisationnelle, revenons-en au film de Tarantino.

Django unchained

Lors de la première scène du film, le Dr Schultz confie à Django qu'il n'est pas pour l'esclavage mais qu'il va quand même se servir de son statut d'esclave pour le contraindre à l'aider à trouver les frères Brittle. Certains ont vu dans cette scène une confession du réalisateur lui qui se servirait de l'esclavage pour faire un film économiquement rentable. Il est bon de rappeler qu'il faut distinguer le réalisateur qui filme une fiction et l'homme qui a ses opinions. Tarantino ne semble pas être une personne raciste dans le sens où ce dernier passionné par la blaxploitation a plusieurs fois rendu hommage à ce style particulier. De plus, la blaxploitation correspond à un désir d'affirmation de la communauté afro-américaine dans les années 1970 qui tentait de s'affirmer par le biais de films réalisés par des afro-américains et faits pour la communauté afro-américaine. Si tant est qu'il y ait un message derrière les paroles de Schultz, ce message serait plutôt le reflet de l'hypocrisie de l'aristocratie sudiste. En effet, jusqu'à ce que John C. Calhoun, homme politique américain né dans le Sud des États-Unis déclare que l'esclavage était un bien (positive good) en 1837, les esclavagistes sudistes justifiaient l'esclavage comme étant « un mal nécessaire » (a necessary evil). C'est à mon avis dans ce sens qu'il faut comprendre les propos de King Schultz qui reprend là ce qu'il entend probablement dans les États du Sud.

Django unchained

De plus, Tarantino choisit de suivre le point de vue de Django même s'il se concentre aussi sur le Dr Schultz. Le point de vue de Schultz n'abonde pas dans le sens de l'esclavage. En effet, ce dernier considère au début du film que cette institution ne correspond pas à un pays civilisé. Vers la fin du film, il est profondément choqué par la mise à mort d'un esclave qui avait tenté de s'échapper. Ces images atroces vont même jusqu'à le hanter et à le dégouter au plus profond de son être puisqu'il va commettre une erreur ultime : agir par vengeance alors que la mission était quasiment accomplie.

En dépit des omissions dont nous avons déjà parlé, Tarantino aborde un thème peu abordé et souvent ignoré : la question des couches sociales entre les esclaves. Stephen apparaît à la fin du film comme bien pire que son maître Calvin Candie. Perçu comme un traître par Django et les esclaves des champs en général, Stephen découvre la supercherie de Django et du Dr Schultz et la révèle à son maître. Certaines critiques dénoncent le côté malsain de la figure de Stephen comme « pire méchant » de l'histoire. En exagérant le côté diabolique de Stephen, il est possible que le réalisateur américain est cherché à répondre à la question posée pendant le film : pourquoi les esclaves ne se révoltent-ils pas alors que les propriétaires blancs sont en minorité ? En montrant que les esclaves les moins mal traités c'est-à-dire les esclaves de maison tendent à être du côté du maître, la force des esclaves des champs est considérablement diminuée. En plus de coller à la vérité historique des faits, Tarantino complexifie son film et ne tombe pas dans le piège de la vision manichéenne.

Django unchained

Enfin, il a été pointé que le fait que Django soit un être exceptionnel est l'illustration même du racisme sous-jacent du film. En ce qui me concerne, je vois dans le côté exceptionnel de Django l'espoir qu'ont représenté tous les esclaves ayant osé se rebeller : Cinquez qui a mené la mutinerie sur l'Amistad en 1839, Nat Turner en 1831, John Brown en 1859 et etc … La notion d'individualisme est un des nombreux éléments qui ancrent le film dans sa vision américaine. En effet, le western est un genre typiquement américain qui reflète un état d'esprit lui aussi typiquement américain et il va de pair avec l'exacerbation de l'individualisme américain, notion suprême de la société américaine encore aujourd'hui.

Django Unchained permet au cinéma de Tarantino de retrouver ses lettres de noblesse. Après le très moyen Boulevard de la mort et le mitigé Inglourious Basterds, Tarantino se déchaine dans son dernier opus. Les explosions sont disproportionnées, le sang gicle dans tous les sens, les coups de feu sont d'une puissance inouïe et cet aspect grandiloquent amène souvent le spectateur arrive face à ce spectacle pourtant macabre. Bref, c'est du Tarantino pur jus et ça fait du bien !

Erin

 
 
 

Photos du film :