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Georges Méliès, un réalisateur français de génie !

Lorsque les premiers vrais films, réalisés par les frères Lumière, sont projetés à Paris en 1895, Méliès, magicien professionnel et directeur du Théâtre Robert-Houdin, fait partie du public. Les films étaient des scènes de la vie réelle ayant la nouveauté du mouvement, mais Méliès a tout de suite su déceler le potentiel.

Il est aujourd’hui considéré comme l’un des cinéastes majeurs de l’histoire du cinéma. Ses contributions ont été surtout remarquables sur le plan technique, avec une vision particulièrement brillante sur l’usage des effets spéciaux !

Georges Méliès et sa découverte du cinéma

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Il fait l’acquisition d’un appareil photo, construit un studio en verre près de Paris, écrit des scénarios, conçoit des décors ingénieux et utilise des acteurs pour filmer des histoires. Avec l’intuition d’un magicien, il a su découvrir et exploité les astuces de base de la caméra : stop motion, slow motion, dissoudre, fade-out, superposition, et double exposition.

De 1899 à 1912, Méliès réalise plus de 400 films, dont les meilleurs combinent illusion, burlesque comique, pantomime pour traiter de façon ludique et absurde les thèmes du fantastique.

Il s’est spécialisé dans la représentation de transformations physiques extrêmes du corps humain (comme le démembrement de la tête et des membres) pour un effet comique.

Quand Georges Méliès marque l’histoire du cinéma

Ses films comprennent des images aussi diverses que Cléopâtre (1899 ; La Tombe de Cléopâtre), Le Christ marchant sur les eaux (1899), Le Voyage dans la lune (1902), Le Voyage à travers l’impossible (1904) et Hamlet (1908).

Il a également filmé des reconstitutions en studio d’événements d’actualités comme une sorte de film d’actualités précoces. La croissance commerciale de l’industrie l’a forcé à fermé ses portes en 1913,.

Ne vous y trompez pas, Georges Méliès est l’un des cinéastes les plus influents de l’histoire du cinéma. Quelques années seulement après la naissance du cinéma dans les années 1890, le cinéaste français a commencé à sortir ses propres courts métrages muets en 1896. Mais ce n’est qu’en 1902, lors du court A Trip to the Moon, que Méliès devient une véritable star internationale.

En plus d’être l’une des plus longues œuvres de Méliès, A Trip to the Moon est aussi une étonnante réalisation en animation et effets spéciaux sans précédent en 1902. En fait, l’image très populaire du film d’un vaisseau spatial s’écrasant dans l’œil de la lune a fait de Méliès une légende, à laquelle Martin Scorsese rendra finalement hommage avec son aventure 3D 2011, Hugo.

Au moment de sa mort en 1938, ce talent prolifique avait déjà joué, écrit, produit et réalisé presque tous ses 500 films.

5 anecdotes à connaître sur George Méliès

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1. GEORGES MÉLIÈS ÉTAIT ILLUSIONNISTE AVANT D’ÊTRE CINÉASTE.

L’expérience de Méliès en magie l’a sans doute aidé à devenir le premier maître des effets spéciaux au cinéma. Selon Turner Classic Movies, après avoir terminé ses études, Méliès s’installe à Londres pour travailler pour un ami de la famille, où il assiste aux spectacles de magie de l’illusionniste John Nevil Maskelyne. Il a commencé à pratiquer des tours lui-même, et a finalement commencé à se produire en public à Paris.

2. IL A ÉTÉ LE PIONNIER DE CERTAINES DES TECHNIQUES CINÉMATOGRAPHIQUES LES PLUS COURANTES AUJOURD’HUI.

Le réalisateur est responsable de trois techniques encore largement utilisées : la première double exposition (qu’il utilise dans La Grotte des Démons de 1898), le premier écran partagé avec des interprètes agissant en vis-à-vis (dans Quatre têtes valent mieux qu’une), et la première dissolution (dans Cendrillon en 1899).

Il a découvert pour la première fois que les caméras pouvaient manipuler des images à l’automne 1896, lorsqu’il a mis au point les séquences qu’il a prises après que sa caméra se soit bloquée en filmant une scène de rue de base.

3. IL A CONSTRUIT LE PREMIER STUDIO DE CINÉMA EN EUROPE.

En tant que pionnier du cinéma, Méliès a participé à tous les aspects du développement de l’industrie cinématographique en Europe. Selon les réalisateurs du monde entier : Volume I, 1890-1945, en 1896, Méliès ordonne la construction du Studio A dans le potager de sa propriété en région parisienne. L’édifice était entièrement fait de murs de verre, avec un hangar servant de vestiaire. Mais, selon son site officiel, Méliès est contraint de transformer son atelier en théâtre de variétés en 1915 (transformé en hôpital pour soldats blessés pendant la guerre) lorsque la nouveauté de ses films commence à s’estomper. Faillite, il a fini par abandonner complètement le cinéma.

4. MÉLIÈS S’EST ASSOCIÉ À SON JEUNE FRÈRE GASTON POUR FAIRE VENIR SES FILMS AUX ETATS-UNIS.

Le piratage de ses films s’intensifiant à l’étranger, Méliès avait besoin de protéger son œuvre. Comme l’indique Georges Méliès, par Elizabeth Ezra, Georges a envoyé Gaston s’installer aux États-Unis pour protéger ses droits d’auteur et distribuer ses films sur le marché américain. Finalement, Gaston lui-même a commencé à faire ses propres films sous la bannière Star Films de Georges.

D’abord basé dans le New Jersey, Gaston a déménagé à San Antonio, où il a commencé à fabriquer des westerns et a changé le nom de la succursale de l’entreprise pour American West.

5. MÉLIÈS A RÉALISÉ LA PREMIÈRE ADAPTATION DE CINDERELLA.

Bien que l’adaptation la plus célèbre du conte de fées soit la version animée de Disney en 1950, Méliès l’a présenté pour la première fois au grand écran en 1899. Le film met en vedette Jeanne d’Alcy (dans le rôle de la marraine fée), la deuxième épouse de Méliès, qui apparaît dans la plupart de ses œuvres.

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1 Commentaire

  1. Anne-Marie QUEVRAIN

    Le nom de scène la seconde femme de Georges Méliès était Jehanne d’Alcy (et non Jeanne d’Arcy). Plus qu’Henri Langlois, c’est Madeleine Malthête-Méliès, petite-fille de Georges Méliès élevée par lui, qui a, pendant plus de 60 ans, recherché dans le monde entier, retrouvé, ramené en France et montré les films perdus de son grand-père (près de 200 sur une production de 520). Dès 1977, elle le fait sous la forme de ciné-concerts, avec plusieurs programmes d’une quinzaine de films. Dans le film Hugo Cabret de Martin Scorsese, le personnage de la jeune Isabelle est directement inspiré de Madeleine.

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